Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 23:02


Chers amis, désolé pour le manque de blogging ; je n'ai d'autre excuse que celle d'avoir eu un emploi du temps assez chargé. Tant mieux, me direz-vous, si vous avez un tant soit peu d'empathie. Je vais vous raconter ma life à l'envers, en commençant par mon week-end à Poznan.

Eh oui, après la colline Wawel de Cracovie, l'église Notre-Dame de Gdansk, la côte snob de Sopot, l'orgue ultra-baroque d'Oliwa, j'ai choisi d'aller au coeur de la Grande Pologne, dans cette ville qui fut, le saviez-vous ?, la première capitale polonaise de l'histoire.

Achats de billets de train au prix fort, cette fois, pas d'entourloupe, je prends une réservation ; c'est plus cher mais ça en vaut la peine. Le train est correct, je m'installe samedi matin, après une courte nuit, et je m'endors illico "presse-tôt" (ah ah ah). Arrivée sans encombres, et incroyable, le train est en avance ! le summum du jamais-vu (surtout ici).

J'arrive à Poznan, dépose mes affaires à l'auberge de jeunesse ; accueil sympa, l'hostel est aménagé au 3ème étage d'un immeuble, dans un ancien appartement. On se sent comme chez soi ; mais pas le temps de s'éterniser : le Rynek nous attend. C'est beau mais c'est comme toutes les grandes villes en Pologne : une grande place rectangulaire encadrée de façades baroques ou néo-classiques de toutes les couleurs, des pavés, des fiacres, des petits cafés et des bars en terrasse... 

 

Il fait bon flâner ; après un passage au collegium Minus, qui comme chacun le sait, veut dire en latin "le collège des nains", je rentre dans le musée des instruments de musique. Il fleure bon l'encaustique et a ce charme vieillot qu'avait le musée historique de la ville de Varsovie. Quelques curiosités, quelques très vieux violons, des pianos hauts, et un piano sur lequel Chopin a joué ; je sors pour voir ensuite le musée historique de la ville, qui se trouve dans l'hôtel de ville ; c'est fou, on se croirait dans le palais des Doges à Venise (je précise tout de même que je ne connais pas Venise) : vestibule Renaissance avec plafond à caissons, fenêtre avec vitres à rainures, piliers, escaliers, mappemonde italienne du XVIIème... ce n'est pas la première fois, en Pologne, que je vois des similitudes avec l'Italie.

L'après-midi, visite d'Ostrow Tumski, une île où l'on trouve notamment la cathédrale Saint Paul et Saint Pierre, où se déroula probablement le baptême de la Pologne.




Belle chappelle dorée à l'intérieur. Je repars pour la vieille ville et flâne un peu sur le Rynek, c'est très agréable. Passage à l'auberge, sieste, et je repars pour dîner en ville ; Poznan semble être très agréable pour sortir, il y a vraiment des tas de petits restaurants tous très différents, des petits bars bien sympas, des salons de thé chaleureux ; je m'arrête dans l'un d'eux pour prendre le dessert : Werranda Café. L'intérieure est un mélange d'Alice aux Pays des Merveilles et du cottage anglais : tables en bois poli avec motifs petites fleurs, coussins rouges à carreux, lanternes, bougies, lumignons, et figurines d'origami pendant au plafond ; une charmante serveuse (une fois n'est pas coutume) m'apporte une carte impressionnante de thés et de pâtisseries, et j'opte pour un crumble et un thé noir. le crumble arrive, énorme, délicieux, avec une partie crumble, une partie brioche, une partie genre ile flottante... je n'ai pas eu le temps de comprendre qu'on m'apporte le thé, une théière brûlante de thé noir avec du miel, des petits bouts d'écorces d'orange confite, des amandes effilées... un régal. Lieu magique que je vous recommande.



 

Le lendemain, messe à l'église paroissiale (Kosciol Farny), flânerie sur le Rynek pour voir les deux béliers mécaniques sortir de la tour de l'hôtel de ville. C'est amusant, et les gens se massent tout autour de l'hôtel de ville quelques minutes avant pour avoir une bonne vue. Gare au torticolis...

 

 

Je pars vadrouiller sur mes pauvres jambes qui ont du mal à me porter ; arrivé à la Palmiarna, la serre géante, qui s'avère être décevante, et payante : je pars sans l'avoir vue et me dirige vers l'opéra, puis je retourne me balader dans les petites rues autour de la place de la vieille villle, car j'estime ny' avoir pas encore assez flâné ; je veux rentrer dans un café fréquenté, dit le guide, par le monde des artistes de théâtre et d'opéra de Poznan, mais il est fermé, dommage ; je retourne à Werranda Café et après un thé noir au sirop de violette et feuille de menthe, je reprends le chemin de Varsovie.

Finalement, toutes ces petites villes sont très jolies, très sympas, mais suffisantes pour un week-end ; je suis content, à chaque fois, de retourner à Varsovie, car j'ai l'impression que c'est là que tout se passe. A suivre dans l'article plus haut....




Par R des C.
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 22:39


Varsovie, c'est le nouveau Berlin.
C'est évident.
Voilà une ville qui a des chances de figurer en bonne place pour le titre convoité de capitale européenne de la culture.

Niveau vestimentaire, globalement, on en est encore un peu au cliché "les filles s'habillent chez Zara" et "les garçons s'habillent chez H&M", mais tout de même il y a du style dans l'air. Et en matière de style, ça tire vers un mélange Berlin-Est / Métro Londonien, vous voyez ce que je veux dire ? Bon, il y a aussi le style un peu tecktonik (sans la musique, heureusement) qu'on a bien connu à Paris il y a deux ans, avec notamment les fameuses montures de Ray-Ban Wayfarer sans verres, ce qui est idiot : la mode s'arrête là où commence le ridicule. Cette population est celle qu'on retrouve par exemple dans les bars de la rue parallèle à Nowy Swiat, véritables tavernes enclavées et enfumées où bat le coeur de la vie étudiante de Varsovie. Il y a aussi un style assez élégant, voire même BCBG, qui est un peu un mélange de la mode 'british' et de l'élégance à la française, avec une pointe de chic italien : vestes en velours, chemises rayées, jeans de couturiers, mocassins en cuir, raie sur le côté... le genre de gens qu'on trouvait par exemple à Cinnamon avant que ça ferme, ou à Kamieniolomy. J'ai carrément halluciné quand un ami polonais m'a dit qu'il était fan de Vicomte Arthur.

Côté culture, il y a beaucoup de festivals à Varsovie (notamment celui de la musique contemporaine), pas mal de concerts, pas mal de galeries d'art contemporain, de photographes, et il parait que les théâtres sont assez réputés, tant pour leurs pièces classiques que pour leurs pièces modernes. Je n'ai pas encore un niveau suffisant en polonais pour vérifier l'info. La ville est auss réputée pour ses posters, il y a d'ailleurs un musée qui leur est dédié, près du palais de Wilanow. Enfin, ça ne rentre pas vraiment dans la culture, mais il semble que le monde du design soit agité d'une effervescence dynamique et créatrice à Varsovie ; de nombreux concours et prix sont organisés en ce moment, et les jeunes designers polonais semblent, dirait-on, promis à un avenir brillant (une fois que la crise sera passée). Témoin la soeur d'un ami, jeune designer qui a remporté de nombreux prix.




(photo : Circle Tables, de Maria Jeglinska - http://www.wallpaper.com/directory/980)


Finalement, la force de la Pologne, et plus particulièrement de Varsovie, c'est d'avoir su constamment se relever, se réinventer, se reconstruire, faire du neuf avec du vieux. "Avec des débris", me dit même une amie, à l'instant. C'est vrai, compte tenu du fait que 85% de la ville a été détruite. Pour la première génération qui n'a pas connu de guerre, la leur, la nôtre, il est normal que des ruines de la banque de Pologne s'élèvent ... une boite de nuit underground et un cinéma d'auteur.

 

Et on dirait bien que ce mélange de tradition et de modernité séduit de plus en plus de monde. Warsaw, the place to be ? En tout cas, moi, je suis fan.



Quelques sites :

http://www.betonon.com/ 
design graphique, sacs, habits... sur les conseils de l'amie qui parle des débris :)
http://www.odnowa.art.pl/v2/odnowa2.html   
le site du frère de mon colloc, photographe et réalisateur... un OVNI à voir !
http://www.wallpaper.com/directory/540 
un article sur le design, avec interview de Maria Jeglinska, dont vous voyez la création en photo au dessus.
http://kobieta.wp.pl/kat,65524,title,Mlodzi-arystokraci,wid,8835500,wiadomosc.html?ticaid=18b7f
article sur la "mode des aristos", écrit par un ami



Par R des C.
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 23:55


J'ouvre ici une parenthèse pour un lieu que j'ai évoqué un peu trop brièvement  le week-end dernier : le musée historique de la ville de Varsovie. Il mérite largement un article à lui tout  seul, et vous allez voir pourquoi. Il retrace l'histoire de la ville du 16ème siècle, je crois, à nos jours. On y accède par la place principale de la vieille ville, celle où il y a la sirène. Pour un musée qui est si bien situé et gratuit le dimanche, il est étonnament peu fréquenté. C'est surprenant.

Il faut dire que la façade est ordinaire. Tout juste un panneau indiquant dans quel endroit on rentre. A l'intérieur, dans l'entrée, une fraîcheur d'église en pierre. Puis très vite, on se retrouve pris dans des escaliers à rampes épaisses qui donnent le tournis. Il y a peu de grandes salles, mais au contraire, une enfilade de petites pièces un peu sombres, avec du parquet qui grince, un dédale de couloirs. Une délicieuse odeur flotte dans l'air, une odeur d'encaustique, de poussière, de cuir vieilli. Ici, le temps s'est arrêté. Chaque pièce est gardée par une employée au visage sévère, telle Cerbère, la cinquantaine tirant sur la soixantaine et la permanente blonde grisonnante. Certaines sont assoupies sur leur chaise, la tête qui penche dangereusement en avant. Les autres veillent au grain. Pas de photos. J'ai l'impression d'être un voleur, c'est encore plus excitant.



A première vue, le musée est un peu fouillis, pas très bien agencé ; finalement, dans l'ensemble, le parcours à suivre est logique car chronologique. Ca et là, des hauts poëles en faïence, une spécialité locale. Dans les vitrines, des costumes, des uniformes, de la vaisselle, de l'argenterie, des crucifix. Aux murs, de nombreux tableaux, des portraits, des posters, des photos, témoins de la gloire passée de Varsovie. C'est vrai, la ville était magnifique, avant. Sans sa destruction, nul doute qu'elle n'aurait rien à envier à Prague. Beaucoup d'affiches de propagande, aussi.

 

On peut aussi voir beaucoup de photos du martyre qu'a subi la ville sous l'occupation allemande : clichés de fosses communes remplie de cadavres à la peau blanche et au visage réduit en bouillie par les mitrailleuses (âmes sensibles s'abstenir), de pendaisons publiques, de juifs à la peau sur les os, de ruines fumantes, de métal hurlant, de poutres noircies qui se tendent comme autant de gigantesques doigts accusateurs.

Si vous ne suivez pas le circuit dans le bon sens, une gardienne tend le bras d'un air autoritaire : "par là". C'est un dédale, un vrai labyrinthe. Au détour d'un couloir, une jeune femme me dit qu'elle a perdu son ami dans le musée ; surréaliste.

Plus loin, on en vient à l'après-guerre, la reconstruction. Tout reconstruire, tout recommencer, encore, et encore, et toujours. C'est là la force polonaise. Puis le communisme... à nouveau la propagande, le rationnement, les médicaments interdits, les gens sur écoute, l'extermination des élités, la culture surveillée. Les pièces de théâtres sont jouées en catimini. Un peu comme dans l'excellent "la vie des autres".

On est un peu noyé sous l'information, et presque tout est en polonais, mais ce n'est pas grave : c'est de l'ambiance, de l'atmosphère, que je me nourris. Ce musée a un charme fou, c'est indéniable.

Je sors après deux  heures de visites, il va falloir digérer tout ça avant de revenir. C'est sans doute, jusqu'à présent, mon musée préféré ; c'est sûr, j'y retournerai bientôt. Sans doute un jour de pluie.

On devrait toujours visiter les musées un dimanche pluvieux.

 

 

Par R des C.
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 18:19


Le vent souffle un peu plus fort que de coutume. Il fait désormais nuit à huit heures. Le soir, quand on sort, le manteau n'est plus un luxe. On a plus envie de siroter un bon grog au chaud qu'un cocktail en terrasse.

Pas de doute, l'automne arrive, un peu en avance. Il jette déjà, timidement puis de plus en plus franchement, des reflets mordorés dans le feuillage des arbres qui bruissent doucement sous la brise de septembre. Fin des vacances. Rentrée des classes pour les plus jeunes, retour à Paris, Londres, Berlin, Bruxelles, Cambridge pour leurs ainés.



Que dire de ce week-end sinon qu'il fut bon ? Vendredi, restaurant avec S. et un de ses amis. S. pas l'ancien, le guide de Varsovie qui est parti à Bruxelles, un autre. Bref, S. et son ami sont franco-polonais, ex du lycée français. Je tais leur parcours scolaire, mais il est brillant à rendre jaloux. Après quelques pierogis, chocolat chaud chez Wedel, et en avant pour Szpulka & Szpilka Bar.

Occasion : anniversaire de J., franco-polonais, ainsi que de deux de ses amis / cousins, qui ont réservé le bar pour l'occasion. Trench, talons hauts, mocassins, vestes à carreaux, chemise rayées, effluves de parfums élégants : la jeunesse dorée de Varsovie se presse pour fêter les rois, 84 ans à eux trois réunis, verre de vodka à la main. Ambiance festive malgré quelques gouttes de pluie. Les gens parlent polonais, bien sûr, mais aussi beaucoup français, anglais. Une bonne partie d'entre eux est franco-polonaise, les autres ont été au lycée français, et / ou au lycée anglais de WaWa.

Après quelques heures, nous filons avec S. et ses frères / soeurs / amis au Kamieniolomy (je ne suis toujours pas sûr de l'orthographe), autre lieu de villégiature de la jeunesse franco-polonaise ou francophone de Varsovie. On le sent en arrivant, ici, ce n'est pas comme ailleurs. La nuit se termine à 6 heures du matin, par une tisane chez moi, tandis que S. rentre dans sa "banlieue".

 

Samedi, journée loose. Pas bien. Je ne le referai plus, promis. Pardon. Promis, demain, je me couche tôt. Cause toujours. Tournée des bars hype avec S., avec qui, décidément, les conversations sont passionnantes. Tant et si bien qu'on en arrive à deux heures du matin : salutations et au revoir (le bonhomme part à Paris), promesses de se revoir bientôt puisque je pars à Paris le week-end prochain.

Dimanche, retour à la paroisse française. Comme le chantaient les Poppies, non, non, rien n'a changé, tout, tout a continué, yéyééééé. Eh bien là c'est pareil. C'est  Desperate Housewives version catho versaillais à Varsovie. Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Et pardonnez-moi aussi, mon Dieu, je ne sais pas ce que je dis. Il est urgent que j'achète un missel polonais, je crois...

Ce week-end, je l'ai conclu par l'apprentissage du polonais parce que demain, interro sur les déclinaisons. Ca rigole pas, nan. Alors je vous tire mon chapeau, vous souhaite une bonne soirée et une excellente semaine.

Par R des C.
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 18:11

Amis bonsoir,

Ca y est, les Beach Boys ont fini de repeindre le pont Slasko-Dabrowski. Le tram fonctionne de nouveau, on peut désormais traverser la Vistule en deux fois moins de temps qu'avant. Ce qui, dans un sens, est un peu embêtant : c'est souvent le matin que je fais mes exercices de polonais, un peu à l'arrache. Maintenant je dois carrément les bâcler - ou bien peut-être que je devrais m'y mettre plus sérieusement -. C'est pas le tout mais lundi j'ai une interro sur les déclinaisons. Le pire, c'est que c'est moi qui l'ai demandé à ma prof.

Ah, je vous annonce que je me suis encore fait arrêter l'autre jour sans portefeuille (et donc sans carte de bus). Je sais ce que vous vous dites : "il vit dangereusement !". Oui, oui, j'avoue, j'ai toujours eu le goût de l'aventure, du danger, de l'imprévu, j'aime prendre des risques. Bref, arrestation, baratin-baragouinage, menaces de police de leur part, menaces d'ambassade de la mienne, on s'est finalement quittés fraternellement quand l'un a dit à l'autre "c'est un manager Carrefour". Ouf, merci les mecs.

Ca, c'était avant le drame : le drame, c'est que je me suis fait piquer mon portefeuille. Enfin, je l'ai perdu. Enfin, un peu des deux. Bon, je ne sais pas. Bref, je ne l'ai plus. Et c'est drôle, ça fait 7 ans que ça ne m'était pas arrivé, et je ne m'étais jamais rendu compte à quel point c'était relou de perdre son portefeuille ! Il faut tout refaire, tout bloquer, tout opposer, casquer, discuter, raconter, parlementer... brrr, je déteste ça !



Dans mon malheur (relatif), je ne peux m'empêcher de retirer les petites notes humoristiques. Tout d'abord, de la part de mes amis qui ont essayé de me faire relativiser :

"Oui bon, tu l'as perdu, mais au moins, personne n'est mort".

Oui, c'est sûr, c'est une manière de voir les choses, il n'y a pas mort d'homme. Mais un peu facile quand même, on peut s'en servir pour tout.

"Ah ? Eh bien écoute nous on s'est fait cambrioler alors qu'on était 10 dans la maison à ce moment-là".

J'avoue, ça m'aurait bien mis la rage à sa place, et finalement je n'y perds pas trop d'argent.

"Moi je suis rentré de vacances, il n'y avait plus rien dans mon appartement. Enfin, tout ce qui pouvait passer par la fenêtre a été volé en tout cas. Ils sont sympas, ils m'ont laissé une serviette et du savon".

Matthieu, je compatis pleinement, c'est sans doute le pire. Surtout qu'ils lui ont aussi pris des objets de valeur affective.

Après ces petites tentatives de me faire relativiser, plutôt réussies je dois dire, il y a eu d'autres choses assez drôles : le classique "mais tu l'as perdu où ?", qu'on a du me poser une bonne vingtaine de fois. Alors, je l'ai perdu à tel endroit, je me rappelle très bien, il est tombé, je ne sais pourquoi je ne l'ai pas ramassé ! Il y a eu aussi le "Tu sais l'heure exacte à laquelle tu l'as perdu ?". Oui oui, il devait être 18h11, par contre les secondes je ne suis plus très sûr. Mais la palme de l'humour revient quand même à la police de Varsovie :

"Vous savez qui vous l'a volé ?"

Oui oui monsieur l'agent, je sais, je m'en rappelle très bien, je vais même vous donner sa descritiption, son nom, son adresse, son numéro de téléphone, et son signe astrologique.

Bon, on en plaisante mais c'est tellement drôle... si je savais où je l'avais perdu, à quelle heure exactement, et qui me l'a volé, eh bien je pense que je l'aurais encore.

En fin de compte, c'est chiant de se faire voler son portefeuille pour toutes les histoires de cartes à refaire, déclarations, paperasse, pour l'argent qui y passe et qui aurait pu servir à autre chose, mais il y a effectivement des choses plus graves et plus importantes dans la vie. 

Je remercie pleinement ceux qui m'ont aidé : merci à V. qui l'a perdu avant moi, il n'y a pas si longtemps, et qui donc m'avait prévenu de ce que ça faisait, merci à Marine qui a fait opposition à ma carte française, merci à mon banquier qui est bien patient et qui doit regretter de m'avoir dans son son portefeuille clients, merci à Piotrek qui a fait opposition à ma carte bleue polonaise  et m'a accompagné au comissariat polonais, merci à Joanna pour ses conseils et ses idées, merci à tous ceux qui m'ont aidé à relativiser, merci à la policière qui a pris ma déclaration, et enfin, merci à mes parents sans qui je ne serais pas là ce soir.

Life goes on !
Par R des C.
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  • : Me voilà parti pour 1 an 1/2 en VIE dans une grande entreprise de distribution, à Warszawa, capitale polonaise ; un retour aux sources 3 ans après mon semestre là-bas.
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