Chers amis, désolé pour le manque de blogging ; je n'ai d'autre excuse que celle d'avoir eu un emploi du temps assez chargé. Tant mieux, me direz-vous,
si vous avez un tant soit peu d'empathie. Je vais vous raconter ma life à l'envers, en commençant par mon week-end à Poznan.
Eh oui, après la colline Wawel de Cracovie, l'église Notre-Dame de Gdansk, la côte snob de Sopot, l'orgue ultra-baroque d'Oliwa, j'ai choisi d'aller au coeur de la Grande Pologne, dans cette
ville qui fut, le saviez-vous ?, la première capitale polonaise de l'histoire.
Achats de billets de train au prix fort, cette fois, pas d'entourloupe, je prends une réservation ; c'est plus cher mais ça en vaut la peine. Le train est correct, je m'installe samedi matin,
après une courte nuit, et je m'endors illico "presse-tôt" (ah ah ah). Arrivée sans encombres, et incroyable, le train est en avance ! le summum du jamais-vu (surtout ici).
J'arrive à Poznan, dépose mes affaires à l'auberge de jeunesse ; accueil sympa, l'hostel est aménagé au 3ème étage d'un immeuble, dans un ancien appartement. On se sent comme chez soi ; mais pas
le temps de s'éterniser : le Rynek nous attend. C'est beau mais c'est comme toutes les grandes villes en Pologne : une grande place rectangulaire encadrée de façades baroques ou
néo-classiques de toutes les couleurs, des pavés, des fiacres, des petits cafés et des bars en terrasse...
Il fait bon flâner ; après un passage au collegium Minus, qui comme chacun le sait, veut dire en latin "le collège des nains", je rentre dans le musée des instruments de musique.
Il fleure bon l'encaustique et a ce charme vieillot qu'avait le musée historique de la ville de Varsovie. Quelques curiosités, quelques très vieux violons, des pianos hauts, et un piano sur
lequel Chopin a joué ; je sors pour voir ensuite le musée historique de la ville, qui se trouve dans l'hôtel de ville ; c'est fou, on se croirait dans le palais des Doges à Venise (je précise
tout de même que je ne connais pas Venise) : vestibule Renaissance avec plafond à caissons, fenêtre avec vitres à rainures, piliers, escaliers, mappemonde italienne du XVIIème... ce n'est
pas la première fois, en Pologne, que je vois des similitudes avec l'Italie.
L'après-midi, visite d'Ostrow Tumski, une île où l'on trouve notamment la cathédrale Saint Paul et Saint Pierre, où se déroula probablement le baptême de la Pologne.
Belle chappelle dorée à l'intérieur. Je repars pour la vieille ville et flâne un peu sur le Rynek, c'est très agréable. Passage à l'auberge, sieste, et je repars pour dîner en ville ; Poznan
semble être très agréable pour sortir, il y a vraiment des tas de petits restaurants tous très différents, des petits bars bien sympas, des salons de thé chaleureux ; je m'arrête dans l'un d'eux
pour prendre le dessert : Werranda Café. L'intérieure est un mélange d'Alice aux Pays des Merveilles et du cottage anglais : tables en bois poli avec motifs petites fleurs, coussins rouges à
carreux, lanternes, bougies, lumignons, et figurines d'origami pendant au plafond ; une charmante serveuse (une fois n'est pas coutume) m'apporte une carte impressionnante de thés et de
pâtisseries, et j'opte pour un crumble et un thé noir. le crumble arrive, énorme, délicieux, avec une partie crumble, une partie brioche, une partie genre ile flottante... je n'ai pas eu le temps
de comprendre qu'on m'apporte le thé, une théière brûlante de thé noir avec du miel, des petits bouts d'écorces d'orange confite, des amandes effilées... un régal. Lieu magique que je vous
recommande.
Le lendemain, messe à l'église paroissiale (Kosciol Farny), flânerie sur le Rynek pour voir les deux béliers mécaniques sortir de la tour de l'hôtel de ville. C'est amusant, et les gens se massent tout autour de l'hôtel de ville quelques minutes avant pour avoir une bonne vue. Gare au torticolis...
Je pars vadrouiller sur mes pauvres jambes qui ont du mal à me porter ; arrivé à la Palmiarna, la serre géante, qui s'avère être décevante, et payante : je pars sans l'avoir vue et me dirige vers
l'opéra, puis je retourne me balader dans les petites rues autour de la place de la vieille villle, car j'estime ny' avoir pas encore assez flâné ; je veux rentrer dans un café fréquenté, dit le
guide, par le monde des artistes de théâtre et d'opéra de Poznan, mais il est fermé, dommage ; je retourne à Werranda Café et après un thé noir au sirop de violette et feuille de menthe, je
reprends le chemin de Varsovie.
Finalement, toutes ces petites villes sont très jolies, très sympas, mais suffisantes pour un week-end ; je suis content, à chaque fois, de retourner à Varsovie, car j'ai l'impression que c'est
là que tout se passe. A suivre dans l'article plus haut....

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